Médaillée d’or individuelle des championnats nord-américains Jeunes Cavaliers en 2012, et actuellement entrainée par Katherine et Henri PRUDENT, Abigail MCARDLE est établie comme l’une des jeunes cavalières professionnelles les plus prometteuses des États-Unis. Après avoir terminé sa saison au Winter Equestrian Festival, pendant laquelle elle s’est régulièrement classée dans des épreuves CSI 2* et 3* avec ses chevaux Cade et Fanta Light B. Nous l’avons rencontrée dans les écuries de Plain Bay Sales à Wellington, en Floride, le temps d’une interview. L’occasion pour nous d’en connaître un peu plus sur son rôle au sein de Plain Bay et sur ses projets d’avenir.

Peux-tu te présenter et nous expliquer comment as-tu commencé à monter à cheval ?

« Bonjour, je m’appelle Abigail MCARDLE et je suis cavalière professionnelle de saut d’obstacles. J’ai grandi dans la banlieue de Chicago. Comme c’est une région où l’équitation a une place assez importante, j’ai commencé à monter quand j’étais jeune. Nous avions des poneys… Mon père montait à cheval donc c’était déjà quelque chose de présent au sein de ma famille. Il était cavalier amateur donc quelque part j’ai repris le flambeau en accédant à un niveau supérieur et voulant en faire ma carrière. »

 Quels sont tes objectifs principaux pour cette saison et sur le long terme ?

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« Actuellement je travaille avec beaucoup de chevaux à vendre. J’ai un très bon cheval de huit ans qui progresse bien, mais aussi quelques autres. J’essaye de les faire progresser dans les meilleures conditions possibles, de les préparer pour des compétitions de plus en plus importantes afin de les vendre. »

Que t’apporte ta collaboration avec Plain Bay Sales ? Quel est ton rôle au sein de cette écurie ?

« Vous savez, évidemment, notre activité principale est la vente de chevaux. Nous essayons aussi de proposer de plus en plus de séances d’entrainement pour les cavaliers. Mon rôle principal est de monter et de valoriser les chevaux à vendre en compétition, de les faire progresser afin qu’il puisse montrer leurs capacités. J’aime vraiment bien travailler avec Plain Bay. Cette écurie est comme une famille. Katherine PRUDENT et son fils Adam ont été vraiment super avec moi. Le plus important est de travailler avec des gens à qui tu peux faire confiance et avec qui tu peux construire une relation solide. Cela fait une grosse différence. »

Peux-tu nous parler de tes chevaux, et principalement de ton cheval Cade ?

« Cade est mon propre cheval, du coup il est vraiment spécial à mes yeux. Il a seize ans, il se fait un peu vieux ! J’aimerais faire au moins une saison supplémentaire avec lui et progresser dans le classement mondial, et je commence à avoir la volonté de concourir en équipe, dans un future proche. »

  Quels sont les cavaliers qui t’inspirent le plus ?

« Je pense que Kathy PRUDENT est probablement mon plus grand modèle car elle fait toujours en sorte de ramener la passion dans le sport. Elle est vraiment super pour cela et je pense vraiment que parfois, c’est bon de revenir en arrière et de se souvenir que les chevaux sont la base de notre sport. Elle sait comment accompagner chaque cheval dans sa progression et faire ressortir tout son potentiel. C’est important de toujours essayer de se souvenir que tout réside dans l’entrainement du cheval. »

 Quel est ton opinion concernant le sport de haut niveau en Europe ? Est-ce que tu prévois de t’entrainer et de concourir en Europe ?

« Il y a de ça quelques années, j’ai eu l’opportunité d’y aller et de participer à quelques compétitions Jeunes Cavaliers. C’était vraiment quelque chose de spécial car le sport est vraiment différent en Europe. Ici en Amérique, je dirai que c’est plus amateur, qu’il y a beaucoup plus d’argent dans le sport, ce qui rend plus difficile l’accès aux compétitions… Je pense qu’en Europe, les compétitions sont plus tournées autour du sport, et que la plupart peut accéder à ce sport. Comme c’est plus abordable, tu peux emmener des jeunes chevaux pour les faire concourir. Ici, on ne veut même plus emmener les jeunes chevaux en compétition car cela revient trop cher. Ils ont vraiment intérêt à montrer des capacités… olympiques ! »

 Est-ce que tu penses que tu concourras un jour en Europe ?

« J’aimerais beaucoup, évidemment ! Les PRUDENT ont une écurie en France. Actuellement, j’ai une jument là-bas qui vient d’avoir un poulain. Peut-être qu’un jour, quand elle aura pris de l’âge, je pourrais concourir avec elle dans des épreuves Jeunes Chevaux ! »

Quel est ta plus belle victoire jusqu’à maintenant, ton plus beau souvenir à cheval ?

« J’ai eu un super cheval que j’ai vendu il y a quelques années. C’était une jument alezane. J’ai gagné les Young Riders avec elle, en 2012. Cela représentait pour moi un tournant de ma vie, c’est-à-dire que j’ai compris que c’était quelque chose que je voulais vraiment faire. C’est grâce à elle que j’ai pu commencer des épreuves plus importantes. Elle était vraiment spéciale pour moi. »

Pour finir, Quelle est ta devise ?

« Vous savez… ce sont les chevaux qui m’inspirent et qui influencent mon sport. Les chevaux avant tout ! »

Propos recueillis par Clara COURTILLIER.