Depuis peu, la vie de Romain LAVIGNE a pris un nouveau virage. En effet, le cavalier français a pris la route pour le pays de Gex dans les écuries de Mathieu MELLY. Pendant son déménagement, le Rhône-alpin a le pris le temps de faire un point sur sa vie professionnelle pour Jump’inside. Une rencontre enrichissante d’un Homme de cheval déterminé !

Quelles ont été vos motivations pour quitter vos écuries ?

« Effectivement, j’ai récemment déménagé du département du Rhône pour le Nord-Est du département de l’Ain. Tout diffère entre ces deux endroits, à commencer par la météo plus fraîche. Cependant, il y demeure des paysages merveilleux liés à un calme olympien. J’ai opté pour ce changement car je voulais davantage axer mon activité sur le coaching et le sport et non plus la gestion d’une structure. »

Comment vivez-vous ce départ ?

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« Je vois ce nouveau départ comme une nouvelle direction à prendre pour m’épanouir. Mon emménagement s’est très bien passé. J’ai été bien accueilli au sein de mes nouvelles écuries, tout comme mes chevaux. Ils se sont d’ailleurs très bien acclimatés à leur nouvel environnement et ne se déplaisent pas dans le cadre des écuries. » 

Sentez-vous prêt à partager une écurie avec un autre cavalier ?

« Le système mis en place avec Mathieu MELLY nous permet de travailler dans les meilleures conditions aussi bien ensemble que séparément afin de répondre aux besoins de chaque client. Cette méthode de travail me convient tout à fait et, comme auparavant, je reste à toujours à mon compte. »

Quels seront les changements avec votre écurie ?

« A Lyon, j’avais ma propre écurie alors c’était moi qui gérais les chevaux bien entendu et tout le côté administratif. Alors qu’au sein de mes nouvelles écuries, je ne gérerais plus le côté gestion. Et, grâce à cela, je consacrerais davantage mon temps à mes élèves et à mes chevaux. » 

Est-ce que dans vos nouvelles installations, transmettre votre savoir sera une chose importante ?

« Dans ma propre écurie, j’avais des propriétaires que je coachais à la maison mais aussi en concours. Je renouvellerais le processus dans mes nouvelles écuries. En effet, transmettre mon savoir sera toujours pour moi une priorité. »

Pensez-vous que Lux Dilema et Austral du Romanin pourront prendre la relève de Pharaon Belle Menée ?

« C’est vrai que Pharaon a une place particulière pour moi car nous avons notamment fini troisième du championnat de France Pro Elite à Fontainebleau en 2016, avant d’être sélectionnés l’année d’après pour la Coupe des Nations de Rabat, où nous finissions à la deuxième place. Aujourd’hui, Lux et Austral ont prouvé qu’ils étaient capables de beaucoup et je fonde de grands espoirs sur ces deux chevaux. L’avenir nous dira si j’ai eu raison. »

Espérez-vous récupérer d’autres chevaux ?

« Pharaon est mon cheval de tête mais lorsqu’il devra prendre sa retraite, Lux ou Austral lui succéderont, ou peut être un autre cheval. Mais oui, bien sûr que je ne refuserais jamais des propositions intéressantes. Toutes les pistes que je pourrais avoir seront exploitées. »

Le haut niveau est-il important à vos yeux ?

« Je pense que tout cavalier se voit à haut niveau. Tout le monde rêve de marquer son nom et de l’imprégner au plus haut niveau, que ce soit pour des championnats d’Europe, du Monde ou même des Jeux Olympiques. J’estime qu’avoir des objectifs dans la vie est indispensable. Donc oui, le haut niveau fait partie des miens. »

Quels sont vos objectifs dans vos nouvelles installations  ?

« Dans mes nouvelles installations je souhaite créer un système stable qui me permette de former de bons chevaux, soit pour le commerce, soit pour moi. Mais je veux également entraîner des élèves et les aider à atteindre leurs objectifs. »

Propos recueillis par Liza JONES, crédit photo : Patrick JEAN.