« J’ai toujours envie d’aller plus haut » Gregory COTTARD

Gregory COTTARD, un nom qui parle à beaucoup : cavalier Champion de France Pro Elite en 2013 avec Pepyt’des Elfs, sa jument de cœur qu’il a fait naître et élevé lui-même. Jump’inside a profité du Grand National FFE de Cluny pour échanger avec ce cavalier de talent, motivé plus que jamais par le sport !

Pepyt’des Elfs a l’air de revenir en forme, parlez nous un peu d’elle, se remet-elle bien de sa blessure ?

Pepyt est revenue l’année dernière, elle a alors gagné pas mal d’épreuves comptant pour la Longines Ranking et un Grand Prix Pro Elite à Montfort sur Meu. Cette année je l’ai remise en route, elle fait quelques quatre points. Je l’ai engagée dans le Grand Prix du CSI 3* à Cagnes sur Mer où elle fait deux fautes dans les combinaisons. Ce sont des erreurs qu’elle peut faire encore en début de saison quand elle n’est pas encore dans le coup mais je pense qu’elle va revenir. 

Certaines de vos montures sont en pleine ascension, nous pensons notamment Régate d’Aure. A l’heure d’aujourd’hui, Pepyt est-elle encore votre jument de tête ?

Aujourd’hui ma jument de tête est quand même plus Régate d’Aure. Elle est est hyper performante en ce moment, elle passe quasiment à tous les coups. Pepyt je la mets plus au deuxième rang ce qui n’enlève rien à sa qualité, il faut lui laisser le temps de se remettre en route, on verra.

Parlez-nous  un peu plus de Régate. Jusqu’où peut-elle aller ? Quels sont vos objectifs avec ? Est-elle à vendre ?

C’est une jument que j’ai récupéré il y a deux ou trois ans maintenant. Je l’ai mise en route doucement et maintenant elle est vraiment bien sur 1.45m et 1.50m. Avec elle, mon objectif serait de faire le CSI 4* de Bourg en Bresse afin de la tester sur un peu plus haut, je pense qu’elle a désormais la maturité pour le faire. Elle est à vendre mais il faut avoir des propositions intéressantes, donc on attend ! 

Régate pourrait-elle donc devenir votre nouvelle Championne de France ?

Elle a toutes les qualités pour devenir championne, ça c’est sûr. Elle a l’énergie, le respect, le courage. Mais un championnat reste un championnat, on sait comment cela se déroule : on peut gagner le premier jour et tout perdre le dernier ! 

Comment voyez-vous cette saison 2017 ? Plutôt une saison de préparation ou avez-vous des objectifs précis en tête ?

Je n’ai pas vraiment d’objectifs. J’aimerais bien que Régate passe le cap des CSI 4* parce que je compte beaucoup sur elle. L’année dernière j’ai été patient, cette année je vais l’être un petit peu moins (rires). On va voir comment tout cela va se dérouler mais c’est elle qui va mener la danse ! 

Est-ce que vous vous définissez comme un préparateur de jeunes chevaux, ou vous levez-vous tous les matins en pensant aux CSI 5* ?

Le concours me donne envie de manière générale, que ce soit avec les jeunes chevaux, sur le Grand National FFE ou sur les CSI. J’ai toujours envie d’aller plus haut, mais il faut être prêt et ne pas faire n’importe quoi. On peut vite inquiéter ou écœurer les chevaux, et nous aussi par la même occasion !

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© Christine Alexandre

Le circuit du Grand National semble être un circuit d’excellence. Il permet de préparer les cavaliers et les chevaux français au haut -niveau. Partagez vous cet avis ?

C’est un circuit que je suis depuis quelques années maintenant. Il m’a énormément fait évoluer que ce soit dans la vitesse ou dans la technique. Aujourd’hui, quand on est classé dans un Grand Prix du Grand National avec le nombre de partants qu’il y a, on est prêt à aller sur un CSI 3* sans aucun problème.

Parlez nous un peu du reste de votre piquet, avez-vous des chevaux de six ou sept ans qui vont vous permettre de préparer l’avenir sereinement ?

Oui j’ai une très bonne sept ans qui s’appelle A Futée de Wy. Elle a remporté pas mal d’épreuves en ce début d’année. Je fonde beaucoup d’espoir en elle. Elle n’est pas ici, à Cluny parce que je compte la préserver pour le CSI 4* de Bourg en Bresse, si je suis pris évidemment.

Avez-vous suivi les débats de ces dernières semaines concernant l’harmonisation des tarifs des engagements sur les CSI ? Vous seriez particulièrement touché si la mesure venait à s’imposer. Qu’en pensez-vous ?

Pour moi et pour le reste du monde, cela reste encore très flou. Si cela se passe comme prévu, les cavaliers ne seraient pas du tout avantagés. Les gens comme moi, qui ne sont pas au top niveau, vont être obligés de ne courir que des concours nationaux. Nous allons devoir lutter pour sortir à l’international. Je trouve cela un peu dommage. Beaucoup de monde se battent pour notre cause et j’espère qu’ils vont réussir. 

Aujourd’hui la communication semble jouer un rôle primordial dans la carrière du cavalier de haut-niveau. Le cavalier moderne ne peut-il plus se contenter de monter à cheval ?

Aujourd’hui, cela fait partie du métier de cavalier. Personnellement j’ai des personnes qui s’occupent de mon site et de ma page Facebook. Ils font ça très bien. Maintenant, un cavalier ne suivant pas le mouvement n’est plus dans l’ère du temps. Il va peiner à trouver des chevaux, personne ne va savoir s’il gagne telle ou telle épreuve… La communication est primordiale pour moi. 

Propos recueillis par Charlotte MARICHAL et Théo CAVIEZEL.

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