« Chaque victoire est le résultat d’un travail de toute une équipe ! » Benjamin PLANTADE

Benjamin PLANTADE fait partie de ces (jeunes) cavaliers qui travaillent dans l’ombre des CSI 5* mais qui ont cependant beaucoup de responsabilités par les performances de son employeur. À bientôt vingt-trois ans et actuellement dans une des plus belles écuries du monde, chez Stéphan CONTER, le cavalier français se confie. Rencontre inside !

Benjamin sortait auparavant sur des épreuves à 1.35m en France, avec les chevaux de son oncle.
Benjamin sortait auparavant sur des épreuves à 1.35m en France avec les chevaux de son oncle.

En quoi consiste ton métier ?

« Je suis cavalier maison pour Daniel DEUSSER. Mon rôle est de m’assurer de l’état de forme des chevaux et qu’ils soient au point techniquement en vue de leurs prochaines échéances. Une journée type commence à sept heures quand j’arrive à l’écurie avec l’une des grooms maison. Nous commençons par nous occuper de tout ce qui est travail d’écurie (nourrir les chevaux, faire les boxes, etc). À partir de là, mon activité se résume principalement à monter les chevaux pendant que Jessica, l’une des grooms maison, s’occupe de les préparer et de faire les soins. Je monte environ dix chevaux par jour. J’aime commencer par les chevaux de tête comme Cornet d’Amour, First Class ou Equita car, le matin l’écurie est encore calme. Je peux ainsi travailler dans une atmosphère vraiment propice. Quand Daniel est là, c’est différent. Nous partageons les chevaux en fonction de la prochaine échéance. Tout prend un peu plus de temps car, nous profitons d’être ensemble pour discuter du travail des chevaux et du planning des prochains concours pour voir quels chevaux il voudra emmener à tel ou tel concours. »

Benjamin et Equita, la grande vainqueur du GP 5* de Lyon
Benjamin et Equita, la grande vainqueur du GP 5* de Lyon

Tu montes des chevaux d’exception d’une grande valeur : c’est une forte pression ?

« C’est vrai que lorsqu’on y pense, c’est vraiment une grosse responsabilité de monter des chevaux d’une telle valeur mais, en ce qui me concerne, je reste focalisé sur les objectifs qui sont fixés pour éviter de me mettre des barrières dans le travail quotidien. »

Les victoires de tes cavaliers sont un peu les tiennes finalement ?

« Bien sûr !  Quand je regarde un Grand Prix et que je vois Daniel tout donner avec un cheval que j’ai monté seulement quelques jours plus tôt, je vis le parcours avec eux ! Chaque victoire de Daniel et de ses chevaux est le résultat d’un travail fourni par toute une équipe. Chacun a son poste respectif, donne le meilleur pour aboutir à une victoire. Évidement, ça marche aussi dans l’autre sens quand il y a une contre-performance. »

Qui dit médaille aux Jeux Olympiques dit photos souvenirs avec toute l'équipe ! :D
Qui dit médaille aux Jeux Olympiques dit photo souvenir ! 😀

Changerais-tu de métier pour un autre ?

« Je n’ai jamais réellement réfléchi à faire un autre métier. Je me plais tellement dans ce que je fais que je ne pense pas à grand chose d’autre… Il est vrai que mon objectif reste toujours de faire moi-même du concours mais, aujourd’hui je suis très bien avec Daniel, j’apprend chaque jour. Pour le moment, je souhaite profiter au maximum de cette aventure et prendre le maximum d’expérience. Pour le futur, tout dépendra des opportunités qui s’offrent à moi. »

Pourquoi Daniel DEUSSER ?

« J’ai d’abord travaillé pour deux autres cavaliers internationaux : d’abord pour Kévin STAUT puis pour Shane BREEN. Quand j’ai pris la décision de quitter les écuries de Shane, un ami que j’ai connu au Haras de la Forge m’a dit que Daniel cherchait un nouveau cavalier. L’idée de travailler pour un cavalier aussi performant que Daniel et intégrer un groupe comme Stephex (qui est omniprésent à l’échelle mondiale) m’a tout de suite intéressé ! »

Enfin, qu’est-ce qui différencie les systèmes DEUSSER / STAUT / BREEN ?

« Les postes que j’ai occupés dans ces trois écuries étaient différents. Chez Kévin, j’y étais pour débuter mon apprentissage et faire un premier pas dans ce milieu. J’y montais les chevaux sur le plat et je suivais Kévin et sa groom Laurence aux concours pour rencontrer du monde et être immergé dans la compétition à proprement parler. Je suis ensuite allé chez Shane qui a plutôt une écurie de commerce avant d’être une écurie de sport de haut niveau. J’y occupais la place de cavalier de concours. Ces trois cavaliers ont chacun un style et une technique qui leur est propre mais, dans la gestion des chevaux, ils sont tous trois à l’écoute de leurs chevaux afin de les avoir à 100% le jour J. Chaque expérience était unique et m’a appris beaucoup de choses. Aujourd’hui , quand je regarde un Grand Prix 5*, je peux voir trois cavaliers avec qui j’ai travaillé. C’est très satisfaisant et je pense que ça me donne de la crédibilité pour la suite de ma carrière…

En arrivant dans ces nouvelles écuries, j’ai dû à chaque fois m’adapter à un nouveau système. Je dois dire qu’ils sont tellement minutieux tous autant les uns que les autres que chaque détail compte. Si je devais citer un exemple : chez Kévin, le relâchement et le calme étaient les maîtres mots, tandis que chez Shane, il y a une véritable envie de développer le maximum du potentiel de chaque cheval. Chez Daniel, c’est encore différent : le dressage et la précision sont vraiment les points sur lesquels nous travaillons sans cesse. »

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