Les Élites Suisses pour 2018 sont connus

La fédération des sports équestres Suisse a communiqué en fin de matinée son nouveau cadre élite suisse pour l’année à venir :

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« Après une saison très brillante avec la médaille de bronze par équipe aux championnats d’Europe et d’autres excellents résultats, la Commission de sélection Saut de la Fédération Suisse des Sports Équestres FSSE a formé le cadre Élite pour l’an prochain. Six nouveaux noms avec un excellent bilan en matière de performances et du potentiel rejoignent l’équipe. S’y ajoutent également à titre d’espoirs deux Jeunes Cavaliers qui ont convaincu en 2017 avec de superbes résultats, soit le champion suisse 2017 des Jeunes Cavaliers, Anthony BOURQUARD du canton du Jura, ainsi que le champion d’Europe 2017 des Jeunes Cavaliers, Bryan BALSIGER du canton de Neuchâtel.

Ont été intégrés au cadre Élite Arthur DA SILVA, Daniel ETTERWalter GABATHULERBeat MANDLIMartina MERONI ainsi qu’Annina ZUGER. Le cadre Elite 2018 est ainsi composé de vingt-et-un cavalières et cavaliers.

Chez les Espoirs, trois cavaliers de la relève obtiennent la chance de faire de précieuses expériences chez les cavaliers de pointe. Il s’agit de Bryan BALSIGER, qui fait encore partie des Jeunes Cavaliers, ainsi que d’Anthony BOURQUARD. A la suite de ses brillants résultats en 2017, Aurelia LOSER peut rempiler pour une année en tant qu’Espoir.

Des critères de performances très clairs, basés sur l’analyse des succès sportifs des douze derniers mois, ont servi à la sélection. En plus du classement FEI, les championnats suisses, la finale de la Coupe de Suisse, les concours nationaux de qualifications, ainsi que d’autres critères comme par exemple le potentiel actuel ont été pris en compte.

L’objectif principal de l’élite suisse du saut d’obstacles pour la saison prochaine est très clair: une place dans le top six du classement par équipes et si possible une médaille (individuelle ou par équipe) lors des prochains Jeux Équestres Mondiaux qui auront lieu du 10 au 23 septembre 2018 à Tryon (Caroline du Nord/USA), ce qui permettrait de s’assurer une qualification anticipée grâce à l’obtention d’une place de quota pour les Jeux Olympiques de Tokyo (Japon) 2020. Par ailleurs, on vise le maintien dans la Ligue de la Division 1 de la série des Prix des Nations, ainsi qu’une participation à la finale. Enfin, des résultats de pointe dans les épreuves Coupe du monde et les Grands Prix sont également grandement prioritaires. »


Kent FARRINGTON tient son rang

Pour le septième mois consécutif, l’Américain reste en tête du classement mondial, aidé par sa victoire dans le Grand Prix du CSI 5* de Tryon avec Gazelle. La suite du podium reste inchangée, toujours occupé par McLain WARD et Kévin STAUT, respectivement deuxième et troisième. En revanche, il faut souligner la belle remontée du Néerlandais Maikel VAN DER VLEUTEN qui réussit à passer de la dixième à la cinquième position, confirmant au passage sa qualification pour le Top 10 en décembre prochain. En effet, les dix premiers pilotes du classement mondial du mois de novembre pourront prétendre à la victoire dans la fameuse finale qui se tiendra à Genève. Il s’agira, en plus des cavaliers cités précédemment, de : Lorenzo DE LUCA, Harrie SMOLDERS, Peder FREDRICSON, Eric LAMAZE, Scott BRASH et Grégory WATHELET.

Du côté tricolore, peu de changements sont à observer, Roger-Yves BOST et Pénélope LEPREVOST s’en tiennent à leurs vingt-troisième et trente-deuxième position. Simon DELESTRE remonte d’un rang pour s’intercaler à la dix-septième place, tout comme Julien EPAILLARD dorénavant trente-septième. Seul Patrice DELAVEAU redescend d’un cran pour terminer quarante-et-unième.


Les propriétaires rentrent dans les négociations avec la FEI

Ce n’est pas nouveau, le monde du jumping est en pleine évolution. Nouveaux circuits, nouveaux formats de championnats, nouvelles règles… Et les acteurs de la filière grondent. Parmi eux se trouvent aussi les propriétaires. D’après l’Eperon, Christian BAILLET, Emmanuèle PERRON-PETTE (Haras des Coudrettes) et Dominique MEGRET (Haras de Clarbec) ont donc rencontré quelques uns des dirigeants de la FEI pour exprimer leurs idées : « Ils nous ont reproché d’avoir critiqué leur fonctionnement par presse interposée, mais nous leur avons expliqué que nous n’avions jusque-là pas trouvé d’autres moyens d’être entendus. Cet échange a au final été constructif. Nous pourrons désormais participer à une partie des échanges de la Commission de saut d’obstacles. Avant, nous pouvions déjà lui envoyer nos propositions et suggestions, mais ce n’était pas assez interactif. C’est déjà un premier petit pas, une reconnaissance que nous avons notre mot à dire. » a confessé Christian BAILLET. L’idée d’une alliance commune pour instaurer un représentant français au sein de la FEI a été évoquée par Sophie DUBOURG, Directrice Technique Nationale sur le site de l’Eperon : « Notre idée est de présenter un candidat à la FEI. Pour la prochaine AG, c’est trop tard, mais nous allons essayer d’y entrer via la Fédération européenne. Si nous ne sommes pas au cœur des discussions, nous ne sommes malheureusement pas entendus car il y a plus de cent fédérations et, même si les fédérations européennes sont celles qui font en majorité le grand sport aujourd’hui, elles sont minoritaires au niveau mondial. » Affaire à suivre donc.

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