Titouan SCHUMACHER fait partie des cavaliers français performants du moment en CSI 4*. Passé par les circuits de formation ou il performait avec Paradis Latin, il se classe vingtième des championnats d’Europe Jeunes Cavaliers individuel en 2015. Dernièrement septième du Grand Prix du CSI 4* de Rouen ou encore troisième du Grand Prix du CSI 2* de Saint-Lô, le cavalier normand enchaîne les bonnes performances et pourrait bien se voir ouvrir les portes du haut niveau en 2018. Jump’inside a donc voulu partir à sa rencontre :

Peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Depuis quand montes-tu à cheval ? Quel est ton parcours ?

« J’ai vingt-trois ans et j’ai commencé de monter à cheval à l’âge de trois ans. Je ne suis pas resté à poneys très longtemps, je suis passée à cheval assez tôt. J’ai couru trois championnats d’Europe, deux en Jeunes Cavaliers, un en Junior. Mes parents ne sont pas du tout dans le milieu, ma mère est simplement cavalière amateur et médecin de profession, mon père lui possède des entreprises. »

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Peux-tu nous en dire plus concernant le haras de Brimbelles : comment associez-vous élevage et sport ?

« Le haras à été crée en 2005, à la base c’était presque que de l’élevage car je ne montais pas beaucoup. Ça ne m’intéressait pas plus que ça… Au final, de fil en aiguille, l’élevage s’est transformé plus en écurie de compétition. Aujourd’hui on a encore réduit l’élevage, on a vendu presque toutes nos poulinières, on a gardé les trois meilleures et maintenant on se concentre sur le sport. »

Par qui es tu entouré dans ton travail quotidien ?

« J’ai longtemps travaillé avec Gilles DE BALANDA au début, et maintenant je travaille avec un cavalier du cadre noir qui s’appelle Phillipe LEMOUSIN. Je travaille essentiellement sur le plat car c’est vraiment important, j’essaye de faire de gros progrès là-dessus, surtout en dressage. C’est vraiment important en tout cas pour sauter des barres. »

Parle-nous un peu de ton piquet de chevaux à l’heure actuelle ?

« J’ai un super cheval qui est né au haras qui s’appelle AtomeZ, il a dix ans, on a mis du temps à le mettre en route mais maintenant il est assez performant. Sinon j’ai aussi un bon cheval de huit ans, Jaqui, qui commence à être performant sur 1.45m. J’ai aussi pas mal de jeunes chevaux qui arrivent de l’élevage donc c’est toujours sympathique. »

Titouan schumacher

Justement, Atome Z est né au haras des Brimbelles, a-t-il une place particulière à vos yeux ?

« Oui c’est sur que c’est quelque chose de toujours agréable, d’autant plus que comme je le disais il n’était pas facile. On m’a souvent dit de laisser tomber, qu’il était nul, que ça n’allait pas aller… Mais on s’est accrochés et aujourd’hui c’est mon cheval de tête donc c’est toujours super agréable en plus de l’avoir fait naître ! »

Tu as du quitter le CSI de Saint-Lô fin octobre pour un heureux ÉVÉNEMENT : comment vas-TU gérer la vie de cavalier profesionnel et de père de famille ?

« Et oui (rires) ! On s’y attendait vraiment pas à ce moment là parce que l’accouchement devait être dix jours plus tard mais bon on était évidemment super contents. On est partis à la maternité et me voilà tout jeune papa ! Pour l’instant c’est assez facile, parce que sur les concours elle est la, avec nous, donc elle nous suit, c’est une organisation mais ça se fait bien et c’est super sympa ! Au quotidien j’essaye de monter mes chevaux un peu plus le matin pour me libérer du temps et en profiter l’après-midi avec elle. »

Pour finir, peux tu nous dire un petit mot sur le concours de saint-lÔ, ton dernier concours de la saison ?

« Le CSI 2* de Saint-Lô est un super concours, on vient presque tous les ans à cette période là. C’est toujours agréable, on a les boxes en dur juste à côté, c’est pratique. En plus, les chevaux sont en super forme et terminent parfaitement la saison, ça va bien donc que demander de mieux ? »
 
Propos recueillis par Alice BONNEMAINS.

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